L’Agence Fédérale des Réseaux prépare l’Allemagne à des coupures d’électricité de longue durée

Auteur : Harmut Lauer  –  Date : 16/08/2026

Inspirée par la « base de sécurité gaz » mise en place dans l’urgence en 2022, la « base numérique de sécurité électrique » vise à créer une structure de commandement centralisée destinée à réduire la consommation d’électricité en cas de crise. Avec cet outil, l’État réagit au risque de « pénuries structurelles » et de longues coupures d’électricité. Le régulateur vise à mettre en place une première version opérationnelle dès l’hiver 2026/2027.

Le talon d’Achille de la transition énergétique allemande apparaît ainsi au grand jour. L’objectif politique du gouvernement allemand de vouloir assurer presque 100% des besoins en électricité à partir des énergies renouvelables (notamment éolien et photovoltaïque) d’ici 2035, en substituant en grande partie la production à partir des moyens pilotables, se révèle chaque jour plus difficile à réaliser.
Les perspectives en matière de sécurité d’approvisionnement en Allemagne sont plutôt sombres…

Figure 1 : maquette d’une centrale à cycle combiné gaz « prête pour l’hydrogène » /Source RWE

Introduction

À l’heure actuelle, l’Agence Fédérale des Réseaux continue de considérer comme très improbable la possibilité de perturbations à grande échelle de l’approvisionnement en électricité en Allemagne.

Les responsables politiques soulignent généralement le niveau particulièrement élevé de sécurité d’approvisionnement. L’Allemagne occupe une position de leader au niveau international concernant l’indicateur « SAIDI » (System Average Interruption Duration Index), qui rapporte chaque année toutes les coupures de courant survenues sur les réseaux et ayant duré plus de trois minutes. La durée moyenne d’interruption de service par client s’élevait à 11,7 minutes en 2024 (BNetzA 2025).

Le régulateur souligne toutefois que l’indice « SAIDI » ne fournit aucune indication quant aux risques de coupures d’approvisionnement à venir.

La sécurité d’approvisionnement en électricité diminuera considérablement à l’avenir 

L’Agence Fédérale des Réseaux établit tous les deux ans un rapport monitoring sur la sécurité d’approvisionnement en électricité selon le Code de l’énergie. Le dernier rapport, publié en septembre 2025, examine la période allant jusqu’en 2035. Selon ce rapport, de nouveaux moyens pilotables d’une capacité de 22,4 GW à 35,5 GW, selon le scénario retenu, seraient nécessaires d’ici 2035 (Allemagne Energies 1).

Les centrales à charbon, qui fournissent encore aujourd’hui des services système essentiels au fonctionnement du réseau, vont progressivement disparaître du marché dans le cadre de la sortie du charbon. Il est prévu de ramener la capacité, se situant en juin 2026 à environ 27 GW, réserve stratégique comprise, à 17 GW d’ici le 1er avril 2030. La sortie définitive de production d’électricité à partir de charbon est prévue au plus tard à la fin 2038 (Allemagne Energies 1).

Le «  Plan d’action pour le maintien de la sécurité d’approvisionnement » publié en janvier 2026 par le gestionnaire de réseau de transport Amprion dresse un état des lieux sans fard (Amprion 2026). Le niveau de sécurité d’approvisionnement en électricité diminuera nettement au cours des prochaines années. L’indicateur LoLE (Loss of Load Expectation), fixé par le Ministère Fédéral de l’Économie et de l’Énergie à 2,77 h/an, ne pourra plus être respecté même avant 2030.

Pour mémoire : l’indicateur LoLE indique le nombre moyen d’heures par an pendant lesquelles la demande dépasse l’offre en électricité disponible.

Selon des analyses internes relatives à l’évaluation de l’adéquation des ressources européennes (ERAA 2025), environ 40 GW de capacités supplémentaires de production d’électricité seraient nécessaires d’ici 2035 pour maintenir en Allemagne l’indicateur LoLE à 2,77 h/an.

À titre de comparaison : la Loi (StromVKG), entrée en vigueur fin juillet 2026 et visant à améliorer la sécurité d’approvisionnement, prévoit la construction de 11 GW de moyens pilotables d’ici 2031 (Allemagne Energies 2026). Cela est loin d’être suffisant pour couvrir les besoins en production d’électricité au delà de 2030.

Base numérique de sécurité électrique – SiPlaS (Sicherheitsplattform Strom) 

Pour des mesures devant être mises en œuvre en quelques minutes en cas de problèmes imprévisibles afin d’éviter une coupure d’électricité générale, il existe déjà des procédures bien établies mises en place par les gestionnaires de réseau.

La « base numérique de sécurité électrique » vise à améliorer la communication et la coordination en cas de situation, prévisible plusieurs jours à l’avance, de pénurie d’électricité persistante (BReg 2026). Le régulateur vise à mettre en place une première version opérationnelle de la base numérique dès l’hiver 2026/2027.

Jusqu’à présent, on ne voyait pas la nécessité d’un tel instrument en Allemagne. La situation a changé dans le sillage de la crise énergétique de 2022/2023, de l’abandon du nucléaire avec la fermeture des dernières centrales nucléaires allemandes en avril 2023 ainsi que de la sortie progressive de la production électrique à partir du charbon à l’horizon de 2038.

Au cœur de ce nouveau concept se trouvent une base de données et une plateforme de communication à l’échelle nationale, que le gestionnaire de réseau de transport Amprion doit mettre en place et exploiter pour le compte de l’Agence Fédérale des Réseaux.

Figure 2 : conception d’une base numérique de sécurité électrique

Tous les gestionnaires de réseau électrique ainsi que tous les consommateurs d’électricité dont la consommation annuelle dépasse 8 GWh/an devront obligatoirement y être enregistrés. Ce sont notamment les entreprises électro-intensives, telles que l’industrie chimique, métallurgique, papetière ou agroalimentaire.

Se référant au règlement 2019/941 de l’Union Européenne sur la préparation aux risques dans le secteur de l’électricité (EUR-Lex 2019), l’Agence Fédérale des Réseaux se prépare à faire face à des « situations de pénurie d’électricité prolongées et des situations de crise » pouvant durer « de plusieurs jours à plusieurs semaines ». Lorsque de telles pénuries seront prévisibles, les entreprises concernées recevront, avec un préavis allant de 24 heures à trois jours, l’ordre de réduire leur consommation.

Les entreprises peuvent dans un premier temps réduire volontairement elles-mêmes leur consommation d’électricité. En cas d’urgence, les entreprises seront contraintes de réduire leur production.

L’Agence Fédérale des Réseaux assumera alors le rôle de « répartiteur fédéral de la charge », en rationnant la consommation et en organisant l’allocation des contingents d’électricité encore disponibles.

Information tardive du public

Ce nouvel outil d’intervention aurait apparemment été mis en place en toute discrétion depuis 2024, mais la publication n’a eu lieu qu’en août 2026, après révélation de la presse (BReg 2026, BNetzA 2026).

Jusque là il n’y avait aucune information concernant des projets visant à créer une base numérique de sécurité assortie de droits d’intervention supplémentaires de l’État dans le secteur de l’électricité.

Le régulateur n’a fourni aucune explication quant à la raison pour laquelle ce projet n’a pas été rendu public auparavant. Il semble qu’il craignait que ce projet ne suscite une « inquiétude » au sein de l’opinion publique.

Références 

Allemagne Energies (1) Le tournant énergétique allemand, en ligne : https://allemagne-energies.com/tournant-energetique/

Allemagne Energies (2026) Allemagne : Bilan énergétique du premier semestre 2026, en ligne : https://allemagne-energies.com/2026/08/04/allemagne-bilan-energetique-du-premier-semestre-2026/

 

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Que sont-ils devenus : Vincent Tournebize

Vincent a occupé le poste d’ISR à Creys-Malville dans les années 1980 – 1990

« Mon travail est principalement la sculpture céramique figurative, inspirée de modèles vivants en mouvement. Je m’attache à ce que mes sculptures soient « animées », dans le sens que je tiens à retranscrire à la fois le mouvement et l’étincelle de la vie et d’âme. »

In Memoriam – Maurice Demoment

Je viens d’apprendre le décès de Maurice Demoment, agent EDF qui a travaillé sur le chantier de Creys Malville, où je l’ai côtoyé dans le travail.
Personnage à fort caractère, connu de tous ceux qui s’approchaient des engins de manutention et voulaient prendre place dans le planning d’utilisation de ces machines !
Très jovial, chaleureux, il aimait faire et raconter des blagues !
Repose en paix !
Gilles ROUCHY

Ayant fait don de son corps à la médecine, et selon ses souhaits, aucune cérémonie n’est prévue.

1 thought on “In Memoriam – Maurice Demoment”

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Projet « ADAPT » d’EDF

Adaptation du Parc Nucléaire au Changement Climatique

Newsletter d’IRENE concernant les dispositions qu’EDF entend appliquer dans les années à venir pour adapter le parc nucléaire au changement climatique.
Ce document est synthétique et cite les différentes sources.
Je pense qu’il intéressera nos amis de SPIX…

Les 5 axes du projet ADAPT
  • Ressource en eau : optimiser la gestion et la préservation de l’eau nécessaire au refroidissement des réacteurs.
  • Outil industriel : renforcer la robustesse et la résistance des installations face aux pics de chaleur et aux aléas climatiques extrêmes.
  • Tissu industriel : coordonner l’adaptation avec la chaîne de sous-traitants et les partenaires industriels locaux.
  • Environnement socio-industriel : analyser et intégrer les interactions territoriales et les usages partagés de l’eau.
  • Formation et sensibilisation : diffuser la culture du risque climatique et préparer les équipes opérationnelles

Antonio  Tatone

Réexamen périodique des réacteurs de 900 et 1300 MWe.

Dans le cadre du 4ème réexamen périodique, EDF produit, à la demande de l’ASNR (article 3 des décisions n°2021-DC-0706 du 23 février 2021, modifiée par la décision n°2023-DC-0774 du 19 décembre 2023, pour le palier 900 et de la décision n°2025-DC-016 du 1er juillet 2025, pour le palier 1300) un bilan annuel de l’intégration des prescriptions associées à ce réexamen. Le bilan est public, mis en ligne sur le site d’EDF : Énergie nucléaire : notre vision | Groupe EDF [edf.fr]

Bombe à retardement financière!

Dans les années 90, Henri Wallard, jeune X Mines ou Ponts, a été notre sympathique référent au Zinzin d’alors.
Son article est bien sûr plein de bon sens et qui ne pourrait y souscrire ?
André Lacroix – Patrick Prudhon

Barillet … fuite et fin!

Le 3 avril 1987, la mesure du niveau de sodium dans la cuve principale du barillet met en évidence une perte estimée entre 15 et 20 m³, attestant l’existence d’une fuite réelle. Au-delà du seul aspect matériel de l’événement, cette séquence révèle la complexité des interactions entre instrumentation, exploitation, retour d’expérience et perception du risque par les opérateurs.

L’analyse détaillée de cet événement présente un intérêt qui dépasse largement le cadre historique de Superphénix. Elle éclaire des problématiques toujours actuelles : choix des matériaux, processus de fabrication, fiabilité des systèmes de détection et gestion des alarmes.

A partir des ouvrages et publications de Jean-Paul Crochon, ce document se propose de revenir de manière précise sur l’origine de cette fuite et les mécanismes techniques et métallurgiques impliqués.
Jean-Louis Regairaz

3 thoughts on “Barillet … fuite et fin!”

  1. Dans le prototype de surrégénérateur à sodium SNR 300 situé à Kalkar (Allemagne) le 15D3 a été également utilisé. En 1985, le SNR 300 a connu des problèmes de fissuration avec cet acier sur le réservoir de stockage d’assemblages.

    Une commission d’experts, conduite par NERSA (Henri Michoux), a alors été envoyée à la centrale de Kalkar. À l’époque, la cause de la fissuration a été attribuée aux électrodes de soudure utilisées.

    Mais les études complémentaires en laboratoire n’ont pas apporté de preuves irréfutables sur l’origine de la fissuration. Une sensibilité de l’acier 15D3 à la fragilisation par l’hydrogène ne pouvait pas être exclue d’emblée à la centrale de Kalkar.

    Comme je me suis orienté vers la filière PWR à partir de 1992, je n’ai pas poursuivi cette affaire.

    Cordialement
    Hartmut Lauer

  2. Fuite … et fin

    Au vu de la conclusion sans appel à charge de l’Italien FOCHI et ayant travaillé (de 1978 à 1983) au Sce Chaudière de NERSA, bien que sans responsabilité directe sur la cuve du barillet en 15D3, je me demande si cette conclusion est fondée uniquement sur des “avis d’expert(s)” – étayés par les résultats des investigations réalisées après la fuite – ou s’il existe même des documents attestant du non respect par FOCHI des spécifications contractuelles établies avant la fabrication.

    Je me réfère notamment aux points précis concernant le préchauffage, le détensionnement et les contrôles des soudures des platines.
    Il serait intéressant aussi de vérifier si ces non-conformités avaient été détectées lors de la fabrication et signalées au maître d’ouvrage (par le SCF par exemple) et quelle a été la suite donnée.

    Par ailleurs et sauf erreur de ma part FOCHI a réalisé pour SPX beaucoup d’autres assemblages soudés, notamment sur les composants du bloc réacteur, qui n’ont pas été défaillants.
    Ce qui tendrait à prouver que ce fabricant (et ses soudeurs) n’étaient pas tout-à-fait inaptes à les réaliser.

    Concernant la politique industrielle de NERSA, sur la base de mes souvenirs de l’époque et de la période passé entre 1996 et 1998 au Secrétariat Permanent du Directoire, je peux confirmer que la répartition des marchés entre le trois Pays était bien un critère pris en compte (et pas que par les Italiens) mais dans aucune des affaires dont j’ai eu à connaître ce critère m’a semblé prévaloir sur la “conscience technique” qui était bien présente au niveau de tous les échelons du projet SPX et dont le partenaire majoritaire était le garant.

    Ce qui ne nous a pas empêché de commettre des erreurs, y compris …..techniques.

    1. Riccardo,
      Dans cette affaire qui a lourdement impacté l’avenir de SPX du fait de la remise en cause de la conception initiale en terme de chargement – déchargement du combustible, Fochi est responsable puisque chargé des travaux de construction du barillet mais probablement pas coupable car l’entreprise a fait ce que très certainement on lui a demandé de faire !Le cahier des charges est une pièce intéressante qu’il serait utile de consulter en effet.

      Néanmoins, Jean-Paul Crochon qui avait audité Fochi en son temps confirme dans un rapport que du propre avis de l’entreprise, elle était compétente dans beaucoup de domaines mais pas pour la réalisation de la cuve du barillet, n’ayant pas réalisé un tel ouvrage depuis plus de 10 ans…
      L’entreprise Fochi a néanmoins été retenue…et la décision concernant le soudage des platines support sur la cuve reste un mystère!!

      Jean-Paul Crochon sera probablement présent lors de notre prochaine AG et pourra apporter les réponses à tes questions lors du repas par exemple.

      Jean-Paul Crochon est un métallurgiste reconnu auteur de nombreux ouvrages sur la question.
      Je te propose de lire sa récente publication « Réacteurs à neutrons rapides au sodium – Projets Phénix et Superphénix ». Un superbe éclairage sur ces deux projets…
      Il a été ingénieur de projet pour le bloc réacteur de Phénix (toute la durée du projet dans une équipe commune CEA, EDF, GAAA) en charge notamment des études thermiques et thermo hydrauliques, puis Superphénix (phase avant-projet dans une équipe commune CEA, GAAA), en charge notamment du choix pour le bloc réacteur des matériaux, des procédés de construction, et des constructeurs potentiels.

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Rapport annuel 2025 du site de Creys-Malville

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Vague de chaleur : quelles conséquences à l’avenir pour nos sites nucléaires ?

Quand une spécialiste reconnue dit ce qu’il fallait dire…

Valérie Masson-Delmotte est directrice de recherche au CEA.
Elle est coprésidente du groupe 1 du GIEC de  à .
Haut Conseil pour le climat et du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé elle fait partie des 100 personnes les plus influentes du monde en , selon le magazine Time.

Valérie Masson-Delmotte est entrée à l’Académie des sciences en .
JLR

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Deux EPR sur le site de Creys-Malville … suite

Le Conseil Communautaire des Balcons du Dauphiné s’est prononcé favorablement pour l’installation de deux EPR2 sur le site de CREYS.
Que nous réserve l’avenir ?
Roger Tronel

1 thought on “Deux EPR sur le site de Creys-Malville … suite”

  1. Dans les archives de la centrale je me souviens d’un plan des années 70 qui prévoyait 2 tranches RNR 1500MW en plus de SPIX. Pour ces deux tranches il y avait des aerorefrigerants très haut, nettement plus que les plus hauts du parc actuel. Pour l’histoire du site ce serait dommage de l’avoir perdu. On évoquait aussi ces deux tranches dans un document qui présentait les centrales RNR existantes en Europe et celles à venir, dont ces 2 tranches pour Creys et une tranche 1800MW en Allemagne…

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Assemblée Générale du 10 octobre 2026

Le mois d’octobre 2026 marquera les 10 ans de nos retrouvailles !
Afin de marquer cet anniversaire, nous vous proposons un menu d’exception de l’Etal Batiolan.
Notre participation a été fixée à 32€, le dessert et l’apéritif étant pris en charge par notre association.
Katherine
 
Pour vous inscrire
😃   le plus simple   : par carte bancaire avec le choix du menu directement  ici
 
😉 un peu plus compliqué  : par chèque en remplissant le formulaire ci joint et en l’envoyant par courrier
 
🥹 mais aussi par virement  :  dans ce cas, merci de ne pas oublier d’envoyer le formulaire de réservation!

Formulaire de réservation

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Funérailles de Dominique Tarall

Bonjour,
La célébration des funérailles de Dominique Tarall aura lieu le Vendredi 19 juin à 14h30 en l’église Notre Dame de Toute Grâce du Plateau d’Assy à Passy.

Michel Flory

1 thought on “Funérailles de Dominique Tarall”

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In Memoriam : Dominique Tarall

Bonjour,
Je vous fait part du décès de Dominique Tarall aujourd’hui samedi 13 juin à 14h suite à une longue maladie.
Je vous informerai de la date de ses funérailles.

Michel Flory

En 2016, en haute Savoie dans sa propriété au Plateau d’Assy , son cèdre de 60 ans avait été touché par la foudre…!

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1 thought on “Creys-Malville et EPR2 …”

  1. 19 juin 1997 : Lionel Jospin décide l’abandon de Superphénix, stoppant net l’un des projets les plus ambitieux et prometteurs du nucléaire français.

    Prototype unique au monde, Superphénix ouvrait la voie aux réacteurs de quatrième génération, capables de valoriser une partie des combustibles usés et de préparer le nucléaire de demain.

    Près de trente ans plus tard, nombreux sont ceux qui considèrent encore cette décision politique comme une erreur majeure, dont la France continue de payer le prix en matière de recherche, d’innovation et de souveraineté énergétique. Le débat reste plus que jamais ouvert.

    Philippe Loison

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Réactions après la diffusion FR3 du 25 juin

Les amis,

Dimanche soir à 22 h55 j’ai « zieuté » sur FR 3 l’émission consacrée à Creys Malville et aux bassines de Sainte Soline, réalisée par un « historien » dont je n’ai pas gardé le nom… A mon avis ce n’était pas nécessaire !

J’ai eu la plaisir de retrouver parmi les interviewés tous nos amis d’antan : Raymond Avriller, Dominique Voynet, notre voisin de la centrale François, Chaïm Nissim le tireur d’élite au bazooka… etc. Curieusement il ne manquait que Corine Lepage. 

Côté forces de l’ordre nous avons eu droit aux propos violents et racistes du préfet Janin (les boches reviennent…) ainsi que l’air réjoui et la  satisfaction imbécile du commandant de gendarmerie Charlot manifestement ravi de la manière dont les choses se sont déroulées. Cent blessés et un mort il y a vraiment de quoi jubiler !

Par contre pas un mot sur la préparation de la manifs par les ultra violents (La Gueule Ouverte, Superfolix…) qui appelaient clairement à en découdre ni de l’aide efficace des « groupes autonomes » venus tout spécialement d’Allemagne.
La seule personne digne de la soirée a été le frère de Vital Michalon.

Si cela vous intéresse, ci-joint un document que j’ai rédigé il y a bien longtemps sur les manifestations de 1976 et 77 notamment sur leur préparation. Ne manquez pas en annexe la bande dessinée de Cabut : c’est très bien vu !

Amitiés à tous
Pierre Schmitt

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Marine – EDF : le bulletin des chaufferies

« Le bulletin des chaufferies » est un document publié à l’occasion des 70 ans de l’EAMEA et les 400 ans de la marine dans lequel l’Amiral Casabianca, Inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection du groupe EDF aborde en page 8 la filière nucléaire civile, ce que la marine lui a appris et ce que l’industrie lui a confirmé…

1 thought on “Marine – EDF : le bulletin des chaufferies”

  1. « Je vous communique « le bulletin des chaufferies » publié à l’occasion des 70 ans de l’EAMEA et les 400 ans de la marine dans lequel l’Amiral Casabianca, aborde en page 8 la filière nucléaire civile, ce que la marine lui a appris et ce que EDF lui a confirmé…Dans les deux univers que j’ai connus, j’ai observé une tentation commune : celle de croire que l’accumulation de règles, de contrôles et de procédures finirait par éliminer toute possibilité d’erreur dit-il. Un discours dans la même tonalité et la même clarté que celui qu’il a tenu au Colloque de mars.

    Je pourrais mettre beaucoup de noms de membres de la direction du Parc nucléaire que j’ai connus, qui non seulement ont eu la tentation mais l’ont mise en œuvre… et s’en félicitaient. Les 3000 pages des Spec.Tech de l’EPR et la saga de son exploitation en sont la glorieuse image ! »

    Plusieurs commentaires de ce courrier me sont revenus. On peut les résumer ainsi : l’assurance – qualité est devenue, au fil des ans, une assurance de conformité papier laissant même parfois place à des pratiques absconses !

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OTRERA et RNR

Les RNR français ne sont pas morts !
Affaire à suivre !
Philippe Loison

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